Naissance de l'Imam

L’IMAM MAHDI (a.s)


LA NAISSANCE DE L’IMAM MAHDI (a.s)

Des propos rapportés du Messager d’Allah (swas) révèlent qu’un homme au nom de «Mahdi» (a.s) s’insurgera dans le temps et renversera l’injustice. Les tyrans abbassides au courant de cela ont pris des mesures draconiennes pour étouffer la naissance de l’imam dans l’œuf. Les imams infaillibles (a.s), à partir d’imam Hâdî (a.s) firent l’objet d’une mise en surveillance particulière nuits et jours. Le père d’imam Mahdi (a.), imam Hassan Askarî (a.s) fut celui dont les abbassides étaient informés de toute visite. En effet, il doit son nom Al Askarî parce qu’il vivait carrément sous embargo dans une légion militaire. De telles circonstances exigeaient que la naissance d’imam Mahdi (a.s) soit un événement si secret que même les proches intimes de son père ne fussent au courant de sa naissance. Aucune mutation morphologique ne montrait que la dame Narjes était enceinte. Haqîma relate ainsi l’histoire de la naissance d’Al Mahdi (a.s) :

« Imam Hassan Askarî (a.s) délégua quelqu’un pour dire : « ô chère tante ! Je voudrais que tu sois près de moi ce soir pour la rupture du jeûne car c’est le soir de la mi-sha’bâne ; le soir au cours duquel Allah fera venir au monde sa dernière preuve sur la création. Je demanda qui est sa mère, l’imam me répondit «Narjes». Par ma vie ! Mais rien ne montre qu’elle est enceinte ! L’imam insista «c’est ce que je te dis ». Je m’introduisis auprès de Narjes et après avoir adressé mes salutations je pris place dans un coin de la pièce. Elle apparut quelques instants après, mit mes chaussures dedans et demanda avec la révérence d’une servante, «comment allez-vous madame ? ».

Je rectifiai : « c’est plutôt toi la patronne de ma famille en réalité. ».

Elle murmura naïvement «qu’avez-vous dit ma chère tante ? ».

 Je déclarai : « ma fille ! Ce soir, Allah Le Tout Puissant te gratifiera de la naissance d’un garçon qui sera l’objet du bonheur d’ici bas et dans l’au-delà. Alors fait preuve d’un peu de pudeur chère dame ».

Après la prière d’ichâ, continua Hakîma, je rompis le jeûne et m’installai au chevet de Narjes. Dès que le milieu de la nuit s’annonça, je me levai et exécutai la prière de nuit pendant que Narjes dormait tranquillement comme si de rien n’était. Après les actes surérogatoires de la prière je m’endormis aussi. Après une légère frayeur, je me réveillai et constatai qu’elle continuait à dormir. Quelque temps après elle se leva, pria et s’endormit.

Je sortis pour voir si l’aube était proche ; j’observai la première aube alors que Narjes dormait encore. Le doute m’investit. Soudain, l’imam s’écria «venez vite chère tante ! La délibération est proche. J’entamai la lecture de la sourate Sajda et Yasin pendant que Narjes essayait de se réveiller avec peine. Je me précipitai prés d’elle et dit «que Dieu soit avec toi. Ressens-tu quelque chose ? Oui tante, répondit-elle. Sois courageuse et garde ton sang-froid.» A ce Moment précis, Narjes et moi eûmes une impression d’affaiblissement et c’est avec joie que j’entendis la voie d’un nouveau-né. Je revins aussitôt à moi et souleva la couverture. C’est avec stupéfaction que je vis le nouveau-né en état de prosternation. Tout pur et déjà propre, je le pris dans mes bras. L’imam m’ordonna de lui emmener son garçon. J’apportai l’enfant prés de lui et il le porta vers sa poitrine et dit au bébé : « Mon fils ! Dis quelque chose. ». Le nouveau confessa «j’atteste qu’il n’y a point de divinité à part Allah et j’atteste que Mouhammad est le Messager d’Allah. ». Ensuite il fit des prières sur le prince des croyants Ali et les imams précédents jusqu’à son père puis se tût. Imam demanda à Hakîma de l’amener adresser ses salutations à sa mère…

Hakîma continue en ces termes : « Le lendemain je passai prés d’imam Askarî (a.s) à qui j’adressai mes salutations et me rendis au berceau de mon maître pour lui présenter mes hommages. Mais je fus surprise de voir que l’imam n’était pas dans le berceau. Je me tournai vers imam afin de savoir où était Al Mahdi (a.s). Celui-ci déclara avec sérénité «Je l’ai consigné auprès de Celui qui conseilla à la mère de Moïse de lui confier son enfant. Sept jours plus tard je m’introduisis auprès de l’imam et après les salutations d’usage il m’informa que son fils lui a été retourné. Je ne pu me retenir de manifester ma joie. Il le fit venir et dit «Mon fils dis quelque chose. Après la double attestation de foi et les prières sur le noble Prophète (ç) et ses ancêtres, le garçonnet se mit à réciter ces versets coraniques «Au nom de Dieu Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. « Nous décidâmes de favoriser ceux qui ont été opprimés sur terre en leur octroyant des imams et des héritiers. Et faire en [de leur gouvernement] une puissance sur terre, et faire voir à Pharaon et à Hâmân et à leurs soldats ce dont ils redoutaient (les israélites) » (S28 :5-6).

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site