Miracle et prodiges

MIRACLES ET PRODIGES


L’un des points saillants de la vie d’imam Mahdi (a.s) dès l’aube de son enfance et avant la période d’occultation, demeure les miracles et prodiges phénoménaux qu’il a accomplis, et qui semblent avoir été négligés dans l’histoire. Voici un chef-d’œuvre :

Ibrahîm ibn Ahmad raconte, «je fus envahi d’un sentiment de frayeur lorsque Oumar ibn Awf, un commandant pervers qui avait pour principal loisir massacrer les shiites, eut l’intention de m’assassiner. C’est alors que j’entrepris faire mes adieux à ma famille et à mes proches. Puis je me rendis du côté de la maison d’imam pour lui dire au revoir et je pensais un peu me lamenter en sa présence. J’entrai chez imam et fus surpris de voir un petit garçon brillant comme la lune de la 24ème nuit du moi assis prés de lui. Je m’apprêtais à avouer mon angoisse à l’imam que le jeune homme professa, «ô Ibrahîm ! Ce n’est pas nécessaire que tu te lamentes car Allah le Très-Haut t’épargnera des conspirations de ce pervers. Ma stupéfaction fut encore si grande que je ne pus m’empêcher de demander à l’imam qui était ce garçon. Il répondit «c’est mon fils et mon successeur. Je vins dehors tout confiant de cette miséricorde divine prophétisée par le 12ème imam et qui venait tranquilliser mon âme. Plus tard mon oncle m’informa qu’Oumar avait été tué »Isbât Houdâ, t3, sec7, p700

 

REPONSES AUX PREOCCUPATIONS


La dernière étoile au firmament de l’imamat, dès les premières années de sa vie, répondait déjà aux multiples préoccupations de ses suiveurs avec des solutions et des jugements pertinents qui les rassuraient et les réconfortaient. Sa’d ibn Abdellah Qoumî, un grand shiite et ambassadeur d’imam Askarî, en compagnie d’Ahmad ibn Is’hâk Qoumî se présenta auprès du 11ème imam et rapporte cet entretien ainsi : « J’eus l’intention de poser une question à l’imam lorsqu’il désigna de la main son fils et dit, «Soumet ceux dont tu veux me demander à la lumière de mon cœur ici présent. ». J’interrogea l’imam au sujet de کهيعص ces lettres uniques qu’on rencontre au début de certaines sourates du saint Coran : «Ces lettres sont pourvues de Messages occultes dont la signification a été livrée d’abord à son prophète Zakaria(a.s), et ensuite à Mohammad (ç). En effet Zakaria implora Allah pour qu’Il lui révèle les noms des «cinq personnes sous la couverture ». Allah lui fit descendre l’Ange Gabriel qui appris ces noms. Les problèmes et les difficultés de Zakaria se résolvaient toutefois qu’il évoquait les noms bénis de Mouhammad (ç), Fatima, Hassan (a.s). Mais, chaque fois qu’il prononçait le nom d’Houssein (a.s) il avait une volupté de colère et de rancœur qui nouait sa gorge. C’est alors qu’il se fia à Dieu pour en savoir la cause. Allah le mis au courant de l’histoire d’imam Houssein (a.s) et confirma que les lettres کهيعص présentent un résumé syntaxique de l’événement. Le « ک » (Kâf) est le diminutif de KARBALA ; Le « ه » (Hâ) signifie HALA^KA, c’est-à-dire la disparition de la famille d’Houssein (a.s) à Karbala ; le « ي» est allégorique au nom de Yazîd fils de Mouawiya, l’assassin d’imam Houssein (a.s) ; le «ع » renvoyait à ATSH( la soif) et enfin le «ص» marque le SABR(patience et résistance) d’imam Houssein (a.s) face à cet événement effroyable sans pareil dans l’histoire. Je dis, raconte Zakaria, pourquoi le peuple fut empêché de choisir son propre imam ? Allah rectifia «entends-tu par-là un imam pervers ou vertueux ? Je renchérie immédiatement « un imam vertueux et réconciliateur bien sûr. Etant donné que nul ne sait ce qu’il y a en l’autre, n’est-il pas possible qu’un guide choisi par le peuple soit un pervers ? En effet, répondis-je. C’est en réalité là que réside le nœud du problème.».

PERCEPTION DES BIENS MATERIELS


Les shiites, depuis des siècles ont l’habitude d’acheminr des dons et des biens matériels soit comme devoir religieux (khoms ou zakat) ou simple présent offert amicalement au guide légitime. Généralement, ces dons matériels, une fois acceptés par l’imam, sont distribués aux pauvres et aux nécessiteux. Ibn Is’hâk, l’un des ambassadeurs d’imam Hassan Askarî (a.s) rapporte :

« J’acheminai des biens provenant des shiites à l’imam Askarî (a.s). Il proposa au jeune homme, debout prés de lui et scintillant comme la lune : « Mon fils ! Ouvre les présents en provenance des shiites et des amis ! Le petit répliqua «est-il permis que je porte ma main pure vers des biens purs et impurs mélangés ? Imam Askarî (a.s) ordonna à ibn Is’hâk : « ouvre les paquets afin qu’il distingue les choses licites de celles issues de l’illicite. Il m’interpella dès le premier sac touché «Ce sac appartenant à tel qui vie dans la ville de Qoum, située dans telle région (et il donna le nom précis de la personne) contient 62 ashrafîs. 45 ashrafis et la somme du prix de vente d’un terrain rocailleux dont le propriétaire a hérité de son père, 14 dinars représentent la valeur de 9 étoffes vendues et 3 dinars équivaut au prix de location versé par des boutiquiers locataires. Imam Askarî approuva : « tu as raison mon fils ! A présent aide cet homme afin qu’il sépare l’illicite du licite.».Le garçon avec extrême précision détermina, motifs à l’appui, toutes les pièces impures des autres. J’ouvris un autre sac et après avoir déterminé l’adresse du propriétaire conclut : «il s’y trouve 50 ashrafîs dont nous ne pouvons toucher ». Tel les sacs précédents, il fournit les raisons pour lesquelles ces biens étaient illicites. Son père, seul habileté à saisir la situation approuva : «Tu as une fois de plus raison !». Imam Mahdi fit face à Is’hâk et ordonna : « retourne ces biens illégaux à leurs propriétaires et exhorte les à les restituer aux ayant droits car nous ne pouvons les accepter » Kamalul Din, T2, chap.43, h21, P190



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