La prière mortuaire

LA PRIERE MORTUAIRE

 

 

La dernière action d’envergure accomplie par son éminence Al Mahdi (a.s) reste l’événement de la prière funèbre qu’il a dirigée contre toute attente face à la dépouille purifiée de son père.

Abou Adiân, serviteur d’imam Hassan Askari (a.s) rapporte :

«Imam Askari (a.s) vers les derniers instants de sa vie me confia des lettres et me dit : « porte-les à Madâ’ine et sache que tu reviendras dans deux semaines et tu entendras de cette maison des gémissements et des lamentations. Tu trouveras ma dépouille au coin réservé au bain rituel ».

Je l’interrompis, «ô maître ! Puisqu’il en est ainsi, qui sera ton successeur et imam après toi ? » « Tout celui qui solliciterait les réponses à ces lettres sera imam après moi, réagit-il. J’ajoutai «donne-moi d’autres indices maître.

Il répondit «celui qui fera ma prière mortuaire sera imam après moi.

J’insista «montre-moi une dernière preuve. «Celui qui définira le contenu d’un sac sera imam après moi.

Je ne pus par crainte demander ce qu’il y avait dans le sac.

Je portai les lettres à Madâ’ine et reçus les réponses comme prévu. Le 15ème jour j’entrai à Samarra et entendis des cris et des gémissements provenant du domicile d’imam Askarî (a.s). Je rencontrai son corps inerte reposant à l’ombre du secteur de bain rituel tel qu’il avait prophétisé. Je vis à ce moment Ja’far le, frère d’imam débout devant la porte de sa maison et recevant d’un côté les condoléances et de l’autre les félicitations pour avoir accédé à l’imamat.

Je murmurai avec moi-même : «L’imamat sera corrompu si quelqu’un comme Ja’far que je connais réputé dans la consommation d’alcool et les jeux du hasard devenait imam. Je m’avançai tranquillement comme tout le monde adressé mes honneurs éphémères à Ja’far, confiant et optimiste quant aux signes révélateurs que m’avait donnés mon maître. Cela ne me surpris d’ailleurs guère qu’il ne fit allusion ni à la réponse aux lettres, ni au contenu d’un quelconque sac. Akîd, un serviteur en provenance de la maison endeuillée s’approcha de Ja’far et chuchota : « Maître ! Ton frère est déjà enveloppé dans le sépulcre. Lève-toi et viens diriger sa prière mortuaire ». J’entrai dans la maison en compagnie d’un groupe de shiites et réalisai effectivement que mon maître brillait dans le blanc du sépulcre pur qui l’entourait, prêt pour la cérémonie. Ja’far passa devant pour diriger la prière. A peine voulut-il commencer la prière, un jeune garçon contre toute attente sortit de nulle part, arrêta Ja’far par l’habit et dit : «recule mon oncle ! C’est moi qui suis habileté à diriger la prière mortuaire de mon père ». Tout rouge d’étonnement, Ja’far céda la place au gosse qui, majestueusement avança et dirigea avec professionnalisme la prière funèbre d’imam Hassan Askarî, son père. Après l’office, il se tourna vers moi et dit : «remets-moi les réponses aux lettres en provenance de Madâ’ine que tu gardes ». Deux indices prophétisés par imam Askarî venaient d’être accomplis et prouvaient que cet enfant était l’imam dont il parlait. Il restait encore l’énigme du sac. Je m’approchai de Ja’far en larme au moment où un shiite lui demandait qui était ce garçon. Il répondit ; «Je jure par Dieu que je ne le connais pas car je ne l’ai jamais vu ».

Nous fûmes assis, continue Abou Adiân, lorsqu’un groupe d’étrangers en provenance de Qoum entra à Samarra et demanda où était le domicile d’imam Askarî. Une fois tenus au courant de la triste nouvelle, les visiteurs interrogèrent : « à qui devons nous présenter nos condoléances ? » Les gens désignèrent Ja’far. Ces derniers, après les salutations d’usage adressèrent à la fois leurs condoléances et leurs félicitations à Ja’far. Le chef du groupe informa Ja’far : «Nous avons en notre compagnie des lettres et des biens matériels destinés à l’imam. Pouvez-vous nous dire qui sont les expéditeurs ? Ja’far, troublé se leva et vociféra «voulez-vous que je vous donne les informations occultes dont je ne sais la portée ? » Abou Adiân apparut et intervint : «les lettres sont de tel et tel résidant dans telles villes situées dans telle région. Et le sac que vous traînez contient 1000 dinars dont 10 ont perdu leurs empreintes ». Ils

Lui tendirent le sac et témoignèrent : « celui qui t’a mandaté avec ces réponses pour percevoir ces lettres et ce sac est en réalité l’imam actuel. »

 

 

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