Devoir des croyant

DEVOIRS DES CROYANTS


Les propos et les élocutions des savants présentent clairement les devoirs qui incombent à tout un chacun, et dont nous allons brosser les plus importants :

- Connaître l’imam ; on ne peut se disposer à attendre l’imam si on ne le connaît pas. La fermeté et la patience qu’exige l’attente du réformateur sont conditionnées par une bonne maîtrise de ses caractéristiques. En plus des renseignements qu’on a au sujet de son nom et ses patronymes, il est important de connaître son rang et sa place.

Abou Nasser, l’un des serviteurs d’imam Askari raconte que lorsqu’il se rendait prés du fils d’imam Askari, ce dernier lui demandait : «est-ce que tu me connais ? ». Il répondit oui. Qui suis-je, insista-il ? Tu es mon Maître, fils de mon maître. L’imam protestait, «ce n’est pas ça que j’entend par connaître. Abou Nasser demanda alors ce que l’imam entendait par connaissance ici. «Je suis le dernier des successeurs du Prophète (ç). Allah de par la bénédiction de ma présence épargne de mes shiites le malheur »[74].

Si la connaissance de l’imam se réalise en soi, on se croirait ensemble avec l’imam au front de bataille. On sera tellement motivé à se battre pour protéger la ligne défensive du camp de bataille. Imam Bâqir dit : «quiconque meurt ayant connu son imam, l’anticipation ou le retardement de l’apparition ne le dérangera en rien. Quiconque connaît son imam avant de mourir sera considéré comme s’il était présent prés de lui sous une tante»[75].

La connaissance de l’imam est si impérative qu’il a été rapporté des infaillibles que solliciter l’assistance divine dans cette initiative est recommandé. Imam Sâdiq souligne : «…Les faibles seront pris au dépourvu par le doute pendant la grande occultation d’imam Mahdi (a.s). Zourâra, l’un des serviteurs dévoués demanda ce qu’il aurait fallu faire s’il appartenait à cette époque : «tu liras cette invocation, recommanda l’imam : «Mon Dieu ! Dispose moi à te connaître, car si T ne me fais pas te connaître, je ne saurais connaître ton prophète. Mon Dieu ! Fais moi connaître Ton prophète, car si Tu ne me fais pas connaître Ton prophète, je ne saurais connaître Ta preuve. Seigneur ! Fais moi connaître Ta preuve, car si Tu ne me fais pas connaître Ta preuve, je dévierais de ma religion»[76].

L’imam est non seulement le successeur du Prophète (ç), mais aussi la Preuve divine dur la création. La soumission en lui est obligatoire pour tous, car lui obéir c’est obéir à Dieu. Avoir une connaissance biographique sur les attributs de l’imam offre à la dimension intelligente de l’homme un ensemble de paramètres éthiques qui s’accroît aussi que s’élargit le centre de ses connaissances.

- Le model ; la connaissance de l’imam suscite l’envie de vouloir faire de lui un model pour soi. Le noble Prophète (ç) déclare : «Heureux soit celui qui réussira à comprendre le dernier guide de ma descendance avant son apparition, de s’inspirer de lui et de ses pères et renier ses ennemis. Ceux-là sont les plus proches de moi et les plus nobles de ma communauté»[77]. En effet, celui qui s’imprègne de foi, de piété, d’humilité, de patience et des nobles caractères copiés de l’imam aura une grande place prés du Prophète (ç). Y a-t-il mieux qu’en situation d’attente le shiite évite les mauvaises choses et s’adonne aux bonnes œuvres ? L’imam avertit ceux qui patinent encore dans les actes exécrables : « rien ne peut nous séparer des shiites si ce n’est les mauvais actes. Nous n’attendons aucunement des shiites de mauvaises œuvres »[78].

Le dernier souhait des shiites doit être avoir une contribution dans la mise en place de son gouvernement et avoir l’honneur d’être en compagnie de cet éminent personnage. Le seul costume approprié pour la circonstance est celui brodé de nobles comportements et de piété. Imam Sâdiq (a.s) rassure : «quiconque aimerait faire partie de compagnons d’imam Mahdi doit en période d’attente se couvrir de piété et de bons comportements»[79].

- Se souvenir de l'Imam, maintenir les relations avec ce médecin des âmes à travers un souvenir quasi permanent de sa présence donne un coup de main aux croyants. Savoir que l’imam nous a incessamment à l’œil ne procure-t-il pas le désir de rester plus lié avec lui quel que soit le lieu où nous nous trouvons ? Les shiites doivent constamment se rappeler de leur imam, dans leurs prières comme dans leurs invocations. Pour précipiter sa venue, nous devons répéter chaque cette invocation plusieurs fois : «Notre Dieu ! sois pour Ton privilégié, Ta preuve fils d’Hassan (que Tes prières soient sur lui et sur ses pères) à cet instant et à tous les instants, un Maître, un Protecteur, un Chef, un Secours, un Guide, un Gardien, jusqu’à ce que tu le fasse régner sur Ta terre de bon gré et le laisser y jour de la vie, longuement. Par Ta miséricorde, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux ! »[80]

Le croyant avant de faire l’aumône doit commencer d’abord par adresser la paix à son imam et doit dans toutes les circonstances s’accrocher à lui et l’espoir de vivre sa brillante apparition ; « c’est pénible pour moi de tout voir sans te voir !»[81]. Le croyant attendant l’imam assiste toujours aux assises organisées en ses honneurs pour renforcer ses liens d’affection avec celui. Le shiite ne doit manquer de se rendre dans les mosquées réputées appartenir à imam Mahdi, telles la mosquée de Jamkarân, de Sahla, et de Sadâb. La meilleur des actes couronnant les œuvres des attendeurs est le fait de réitérer chaque jour son allégeance à lui, à travers les invocations telles que : «Seigneur ! Je réitère auprès de toi en ce jour et à tout moment les engagements et l’alliance qu’il y a en moi pour cette éminence à jamais. Classe-moi parmi ses assistants et ses défenseurs, ses soldats, ses serviteurs chargés de lui obéir promptement, ses employés et ceux qui seront martyrisés entre ses mains»[82].

Celui qui s’exerce à répéter cette imprécation ne faiblira point dans sa foi et s’intègrera dans la préparation du terrain pour l’apparition. Imam Sâdiq (a.s) dit : «Celui qui lit cette invocation 40 fois chaque aube sera des assistants d’imam Mahdi (a.). Et s’il meurt avant son apparition, Dieu le ressuscitera afin qu’il soit des assistants de ce Guide».

note:

[74] Kamal, t2, ch43, h12, p171

[75] Ousoul Kâfî, t1, ch84, p433

[76] Gheybate Ni’mânî ch10, sec3, h6, p170

[77] Kamal, t1, xh25, h3, p535

[78] Behare, t53, p177

[79] Gheybate Ni’mânî, ch11, h16, p207

[80] Mafati janane, actes à faire au cours de la nuit du mois béni de Ramadan

[81] Id, doua Noudba

[82] Id, doua ‘Ahad

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