Les Universités théologiques du shiisme imamites

Avec l'irruption des religieux shiites sur le devant de la scène politique internationale depuis les évènement conduisant à l'établissement de la République islamique d'iran en 1979, il est devenu difficile de parler du shiisme sans faire référence à ses aspects révolutionnaires ou violent.

Cependant, le shiisme que l'on a, à tord, considéré comme "hétérodoxie" face à l'"orthodoxie" sunnite, ne saurait se limiter à une simple querelle de succession opposant,après la mort du Prophète, l'imam Ali et ses partisans (ie les shiites),à ceux des autrs compagnons. Résultant d'une lente élaboration ésotérique puis doctrinale, le shiisme a été tout d'abord une façon différente d'interpréter le message coranique et de vivre l'islam.

Dans sa composante imâmites duodécimaine, en privilégiant la voie ésotérique de la connaissance, le shiisme accorde une place prépondérante aux Douze Imams ( guide) qui , avec le Prophète Muhammad et Fâtima, forment le plérôme desQuatorze Immaculés. Comme ledémontre avec pertinence M.A Amir-Moezzi dans son analyse (" Retour aux sources prmières"), la figure de l'Imam fut, jusqu'au Xème siècle, " essentiellement celle d'un maitre de sagesse nimbé de pouvoir occultes ou m^peme magiques, et non principalement d'un théologien juriste".

Bien avant que l'on enseigne l'imamismedoctrinaldans les collèges théologiques, al transmission du savoir ésotérique suprationnel s'est donc faite en cercle restreint, souvent secrètement, auprès des Imams ou de leurs représentant attitrés ( jusqu'à l'occultation en deux temps du douzième Imam se terminant en 329/940) et de divers autres témoins oculaires ou autorités. Jusque-là, et longtemps après, les violences politiques furent le fait d'autres branches du shiisme ( les zaydites, les ismaéliens, les gholat ou extremistes, ect..)

C'est beaucoup plus tard, à partir de l'époque mongole ilkhânide ( XIIIème- XIV siècles) et surtout safavide ( XVIè - XVIIIè siècles), que le fait politique deviendra une préoccupation majeure des docteurs de la loi imamites, essentiellement à propos de la direction tant spirituelle que temporelle de la communauté imamite en l'absence de l'Imam Caché( occulté mais vivant, au moins dans lecoeur des fidèles). Jusque pratiquement le début de ce siècle, l'autorité temporelle, m^me exercée par un tyran, n'avait jamais été sérieusement menacéepar les docteurs imâmites, tenus par le devoir de réserve ou  "discipline de l'arcane" (taqiyya)

Cet accommodement avec le pouvoir temporel allait prendre une tout autre tournure à partir des années 1960 et amener bien des changement dans les systèmes de valeurs et les relations entre cultures différenes.

Résurgence de l'imâmisme et de son enseignement sous les Safavides

Les mujtahid imâmites et le pouvoir

De l'autorité théorique à la prise du pouvoir

Les Madrasa et l'enseignement

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